Le rapport Statistiques 2006 de la criminalité au Québec
(2,38 mo) dresse le portrait de la criminalité au Québec en 2006 et de son évolution au cours des dix dernières années.
Voici les principaux faits saillants :
Complément d'information :
En 2006, et ce pour la première fois en cinq ans, le taux de criminalité au Québec a enregistré une légère augmentation de 1,5 %.
Les services policiers1 répartis sur le territoire québécois ont traité 407 115 infractions au Code criminel (à l'exception des infractions liées à la conduite de véhicules), soit près de 10 000 infractions de plus qu'en 2005.
À l'exception de la GRC et de certains corps et services policiers autochtones qui colligent toujours les données selon la méthode prescrite par le programme agrégé (DUC).
Quelque 2 400 infractions contre la personne de plus ont été signalées aux forces de l'ordre en 2006, ce qui porte le taux à 1 044 infractions par 100 000 habitants, une seconde hausse consécutive de 2 % du taux d'infractions.
Après huit années de baisses consécutives, le taux de criminalité contre la propriété est demeuré pratiquement inchangé en 2006 (-0,1 %). Parmi les infractions les plus fréquentes de la catégorie, le taux de vols de véhicules est demeuré stable. Les taux des introductions par effraction et des méfaits ont quelque peu augmenté, tandis que celui des vols de 5 000 $ ou moins a diminué.
Cette année encore, les infractions les plus nombreuses demeurent dans l'ordre :
À elles seules, ces infractions représentent près de 75 % des infractions connues et déclarées aux services policiers québécois.
Parmi les délits ayant affiché les hausses les plus marquées en 2006 figurent :
À l'inverse, les infractions relatives aux armes à feu et aux autres armes (-9 %) et les autres infractions d'ordre sexuel (-8 %) ont consigné des baisses de près de 10 %.
De plus, la catégorie des autres infractions au Code criminel a connu une croissance du taux d'infractions de 12 %. La majeure partie de l'augmentation est attribuable à la forte croissance des infractions contre l'administration de la loi et de la justice (+4 156), infractions qui comptent pour près de trois infractions sur quatre de la catégorie.
Les régions administratives de Montréal (7 328 infractions par 100 000 habitants), de la Côte-Nord (6 006), de l'Outaouais (5 599), de Lanaudière (5 414) et des Laurentides (5 378) affichent toutes des taux de criminalité supérieurs au taux provincial (5 321).
Les taux des régions de la Chaudière-Appalaches (3 127), de la Gaspésie—Îles-de-la-Madeleine (3 423) et du Nord-du-Québec (3 539) sont, quant à eux, les plus faibles au Québec.
Alors qu'au cours des dernières années, la majorité des régions administratives affichaient des diminutions du volume d'infractions sur leur territoire, la situation est différente en 2006, où 12 des 17 régions ont plutôt vu leur taux de criminalité s'accroître. C'est notamment le cas dans les régions :
Inversement, parmi les cinq régions où le niveau de criminalité a diminué, la région de l'Abitibi-Témiscamingue est celle qui affiche la plus importante baisse (-4 %).
Après un recul de 3 % en 2005, le taux d'infractions relatives aux drogues et aux stupéfiants s'est accru de 5 % en 2006 pour s'établir à 255 infractions par 100 000 habitants, le niveau le plus élevé des dix dernières années.
Une partie de l'augmentation de ces infractions est occasionnée par la croissance des infractions relatives au cannabis (+3 %), qui demeurent les plus nombreuses.
Le taux de perpétration des jeunes de 12 à 17 ans a décliné de façon considérable en 2006, passant de 4 425 infractions à 3 881 par 100 000 jeunes (-12 %). Cette décroissance est observée pour les crimes contre la personne (-4 %), pour les crimes contre la propriété (18 %) et pour les autres infractions au Code criminel (-3 %).
Parallèlement à la diminution du taux de perpétration des jeunes, leur représentation parmi l'ensemble des 139 812 auteurs présumés identifiés par les corps policiers de la province a également connu un recul, leur proportion passant de 19,3 % en 2003 à 16,1 % en 2006. Néanmoins, compte tenu que les jeunes de 12 à 17 ans forment seulement 8 % de la population québécoise, ils continuent d'être surreprésentés parmi les auteurs présumés d'infractions au Code criminel.
Alors que les jeunes sont surreprésentés parmi les auteurs d'infractions, de leur côté, les femmes apparaissent nettement minoritaires, ne représentant que 17 % des auteurs présumés. Tant pour les crimes contre la personne, la propriété, les autres infractions au Code criminel que les infractions relatives aux drogues et aux stupéfiants, les taux de perpétration des femmes sont toujours de cinq à six fois moins élevés que ceux des hommes.
1 À l'exception de la GRC et de certains corps et services policiers autochtones qui colligent toujours les données selon la méthode prescrite par le programme agrégé (DUC (Déclaration uniforme de criminalité)).
Dernière mise à jour : 2008-01-18